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1er mars 1999 : nouveau format pour RMC, fraîchement privatisée 1 mars 2010

Posté par Le Transistor dans : Anniversaires,Archives,Histoire,NRJ,RMC,Sud Radio , trackback

logormc1999.jpg Le 1er mars 1999 RMC inaugure un positionnement jusque là inédit : « une radio généraliste musicale », selon les mots du Directeur d’antenne de l’époque, Jean-Marie Ferrand. Après des années de grilles populaires mariant jeux, humour, variétés et personnalités de la télévision, les repreneurs de la station monégasque (majoritairement l’industriel Pierre Fabre, propriétaire de Sud Radio/Wit FM, et le groupe NRJ réunis dans la holding « Sud Communication ») entendent faire table rase du passé et inventer un nouveau type de radio plus axé sur l’air du temps.

Suite à une grille de transition en septembre 1998, RMC fait donc totalement peau neuve le 1er mars suivant en proposant un programme beaucoup moins coûteux mélangeant les traditionnels rendez-vous d’information (RMC Matin, journaux de 13 heures et 18 heures) et des tranches musicales de quatre heures où, comme sur les FM, les animateurs s’auto-réalisent. Avec pour but de féminiser et rajeunir l’audience (cible des 35-49 ans), le flux musical devient plus formaté et resserré autour des grands standards consensuels des trente dernières années, dont 60% de morceaux français. Deux fois par heure, il est interrompu par de courtes chroniques (deux-trois minutes) consacrées à la vie quotidienne, la culture ou l’évasion.

Le logo d’RMC évolue également vers une image plus douce et féminine ; quant à l’identité sonore sur l’antenne, elle est déclinée par des jingles thématiques reposants (ballade, soul, pop…), enregistrés dans les studios d’Abbey Road (pour l’anecdote).

A la télévision et dans la presse, la station communique sur sa mue autour du slogan « changez d’air » (voir ci-dessous), mais la mayonnaise ne prend pas pour autant, la station stagne dans les mois qui suivent à 2,4-2,5% d’audience cumulée. Les dirigeants d’RMC la rendent donc plus bavarde sur la saison 1999-2000, en ayant finalement recours à quelques recettes du passé (retour des jeux, de l’interactivité et des visages connus : Bernard Tapie, Jean-Luc Reichmann). Sans grand succès là encore. Lorsque le groupe Pierre Fabre souhaite jeter l’éponge à l’été 2000 en vendant ses parts de RMC au groupe NRJ, l’audience est toujours à 2,5…
Le bilan de cette période est en fait surtout financier et social : en deux ans, suite à sa privatisation, le déficit de la station est passé de 90 à 50 millions de francs, au prix de trois plans sociaux lourds ayant laissé deux salariés sur trois sur le carreau.
En juillet 2000, le groupe NRJ souhaite donc devenir propriétaire de 83% de RMC, les parts restantes étant toujours aux mains de la Principauté de Monaco. Nouvelle péripétie : au nom du respect du seuil anticoncentration de 150 millions d’auditeurs potentiels pour un même groupe radiophonique, le CSA refuse l’opération. NRJ abandonne donc ses prétentions, mais pas le Directeur général du groupe : Alain Weill. Celui-ci quitte NRJ en novembre 2000, pour fonder Nextradio. Cette nouvelle entité dépose à son tour une offre de rachat, acceptée par le CSA. Alain Weill va ensuite appliquer en janvier 2001 à RMC le reformatage « news-talk » souhaité initialement par NRJ, avec le succès que l’on connait…

Sources : Télérama, Libération

rmc1999.jpg

Commentaires»

  1. Bonjour je suis a la recherche du top horaire de RMC , celui qui était diffusé de 1999 A 2001 Si vous le possédez serait t’il possible de le métre en ligne s’il vous plait merci.

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  2. Une période de transition que j’ai bien kiffé surtout les émissions de Malher et de Bernard Tapie. Un des meilleurs habillages antenne que j’ai entendu.

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